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Le mot de Dominique Valck, Président

Il nous faut être lucides, positifs, engagés, courageux et incessamment volontaires pour porter l’idée qu’un monde est fort par ses différences, riche par la diversité des exigences de ses citoyens et finalement robuste grâce au sens que nous sommes capables de produire collectivement.

Il nous faut aussi capitaliser sur nos vécus, nos expériences, nos souvenirs, individuels et collectifs pour « fabriquer cette substance citoyenne sensible » au sein d’un conseil de développement. Oui le citoyen est au centre, n’en déplaise aux analystes étriqués. Mais c’est l’assemblage de nos sensibilités, de nos questions, de nos inquiétudes, de nos rêves, par les multiples formes d’intelligence collective que sait produire un Conseil de développement, que cette substance citoyenne apportera de l’apaisement et du sens au projet de société; et donc seulement à ce moment là une véritable qualité démocratique.

Lors du précédent mandat, nous avions à peine commencé à travailler que nous étions culturellement bouleversés et psychologiquement meurtris par une période d’attentats sans fin ... pour terminer dans une sorte de dessaisissement de notre quotidien et du sens de nos vies, par cette pandémie dont nous ne sommes pas sortis jusqu’à présent.

Entre-temps, et au delà des missions classiques d’un Conseil de développement, ce groupe de citoyennes et de citoyens (aussi improbable que j’espère le prochain) a pris le temps de construire une maison du temps long, une maison apaisée pour fabriquer pas à pas une méthode d’écriture d’un nouveau contrat écologique et social dont, sans démagogie, nous avons un urgent besoin ... ici comme ailleurs.

Prenez le temps de parcourir les contributions pour saisir les logiques de ce travail et l’apport de cette ingénierie citoyenne, dont la finalité est d’augmenter les politiques publiques.

Il s’agit bien d’apports qualitatifs, de dévoilements de signaux faibles, de pas de côté permis par les croisements de cent regards afin, dans un processus de démocratie continue, d’éclairer les décisions de la représentation.

Au sein même du Conseil de développement et dans nos relations avec les élus et les services, nous avons démontré la nécessité de sortir des postures duelles pour entrer dans l’air des postures duales en partageant nos complémentarités, en débattant sans nous écharper, en capitalisant sur nos différences et nos désaccords souvent consubstantiels des solutions.

Le citoyen est l’élément singulier d’un tout et ce sont les méthodes de travail et les façons d’être qui permettront de bâtir le collectif ... pas le dogme, encore moins les certitudes et la recherche de pouvoir.

« Il faut réapprendre à confronter nos points de vue sans chercher à anéantir l’adversaire » Chloé Morin